Habiter autrement – Exposition itinérante

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La maison individuelle a de fortes répercussions sur l’environnement et son développement a profondément modifié nos campagnes.
Dans les années à venir, l’habitat va devoir s’adapter. Cette exposition réalisée par le CAUE en 2009, est toujours d’actualité.

Infos pratiques
Date : 2009
Conception et réalisation : CAUE du Doubs
Format : 10 affiches (60 x 120 cm) impression recto quadrichromie sur bâche anti-feu – 20 baguettes et crochets.
Facilement transportable, dans 3 tubes cartons
Valeur : 500€

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Depuis plus de 50 ans, la maison individuelle semble s’imposer comme LA référence en matière d’habitat : plusieurs études concluent que ce type d’habitat est LE rêve de tous les Français. Mais ce modèle est-il réellement adapté aux besoins et aux évolutions de la société : personnes seules, jeunes ménages, couples vieillissants, familles monoparentales ou recomposées…Peut-on vraiment répondre à ces différents besoins en logement avec un seul type d’habitat ?

De plus aujourd’hui, ce mode d’habitat est décrié car il a de fortes répercussions sur l’environnement :

  • Par sa consommation de terres agricoles et l’étalement dans le territoire

Chaque année, plus de 60 000 ha sont soustraits à l’agriculture pour être urbanisés, dont près de la moitié pour l’habitat. Cette consommation de territoire augmente plus vite que la population.

  • Par l’allongement des déplacements motorisés

La voiture a fortement modifié notre mode de vie. Nous nous déplaçons plus facilement. Nous habitons loin des centres, à la recherche de terrains moins chers. Nous habitons à un endroit, travaillons à un autre, achetons ou nous divertissons encore ailleurs. Pour un foyer, la possession de deux voitures devient souvent une nécessité. Cela représente parfois un budget équivalent au remboursement de la maison.

  • Par ses profonds bouleversements des paysages

Les villages se sont construits petit à petit en lien avec leur site. L’urbanisation pavillonnaire a bouleversé cette logique. Une rupture s’opère avec le village ancien par l’implantation, l’organisation, le rapport au site, les constructions.

Alors que tous les villages sont différents, leurs nouveaux quartiers se ressemblent. Le lotissement est devenu une forme de quartier stéréotypé : des rues en impasse qui desservent des parcelles de même taille avec une maison au milieu.

  • Par un appauvrissement des espaces publics

Dans la rue du village, la maison ancienne est en relation avec l’espace public. Elle est construite par rapport à ses voisines, souvent en mitoyenneté. Dans le nouveau quartier, la maison s’implante librement au milieu de son terrain, loin de la rue sans tenir compte des autres. Chacun s’isole derrière une haie.

  • Par la production de produits standardisés

La maison individuelle est devenue un produit de consommation standardisé et normalisé que lʼon choisit dans un catalogue. La séduction par l’image et la recherche de performance labellisée se fait souvent au détriment de la qualité de l’architecture : absence de relation au terrain et au site, manque d’organisation des espaces intérieurs…

Mais alors, comment habiterons-nous demain ? Quel avenir donner à l’habitat pavillonnaire, consommateur d’espace, d’énergie et tributaire de l’automobile ?

Au travers d’une douzaine de réalisations marquantes, l’exposition explore ce que pourrait être notre habitat demain, économe en territoire, respectueux de nos paysages, créatif et innovant :

  • « Prairie Madame » à Langouët (Ille-et-Vilaine) : un quartier à l’échelle du piéton
  • Un hameau à Chaon (Doubs) : le hameau et son paysage
  • L’extension du centre à Servon-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine) : dans la continuité du centre-bourg
  • Les lofts dʼÉcole-Valentin (Doubs) : la réhabilitation d’un bâtiment industriel
  • Le Clos de lʼErdre à Nantes : autour d’un parc
  • La ferme des Marcassins à Villers-le-Sec : habiter la grange
  • Les Hauts de Feuilly à Saint-Priest : maisons en mitoyenneté
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